Oc Aussi

Blog lifestyle Metz : tendances, adresses, cuisine & découvertes

Prise de conscience

Nous sommes partis quelques temps tous les deux pour profiter de nouveaux horizons et à notre retour nous nous sommes rendu compte que nous avions changé. Mais changé quoi au juste ? Tout simplement notre façon de penser, de vivre, de consommer. Nous avons pris conscience de cela en revenant dans nos terres natales, près de nos proches.

Nous ne consommons plus de la même façon. Un écart s’est creusé.

Consommer local et de saison

Tout d’abord, nous avons définitivement arrêté d’acheter les fruits et légumes qui nous plaisent le plus en toute saison. Exit les tomates en décembre. Oui les supermarchés nous proposent de tout et ce en tout temps mais ce n’est pas une excuse pour acheter des végétaux qui ont été cultivés sous serre et qui, bien souvent, sont envoyés à peine mûrs dans les pays d’importation.

Les écogestes : consommation de fruits et légumes de saison

Nous achetons depuis plusieurs mois tous nos fruits et légumes au marché. Les produits choisis proviennent des alentours et nous choisissons avec soin les produits dont nous avons besoin pour les jours qui suivent.

On adapte nos recettes, on découvre de nouveaux fruits et légumes. Et devinez quoi ? Cela ne nous revient pas plus cher !

 

Réduire la viande encore

Notre consommation de viande auparavant chez nous était plutôt limitée : steacks hâchés dans le congélateur, un bout de dinde de temps en temps et c’était déjà le bout du monde. Ce qui a réellement changé pour nous c’est que nous avons pris conscience de l’impact que peut avoir la consommation de viande.

Réduire sa consommation de viande

« La production d’un kilo de veau rejette la même quantité de gaz à effet de serre qu’un trajet de 220 km en voiture. » Quand des livres comme L’humanité en péril de Fred Vargas vous donne des chiffres pareils cela fait forcément bondir.

Le problème, et c’est un des points qui nous a marqué en rentrant, c’est que nous avons tous été éduqué selon les principes suivants :

  • Un repas sans viande n’est pas un repas
  • Il faut manger de la viande pour apporter tout ce dont notre corps à besoin et être en bonne santé
  • Quand on prépare un repas, on pense viande + accompagnement.
  • On fait un repas sans viande quand on veut alléger le porte-monnaie

Or ce système ne peut plus fonctionner aujourd’hui. Ce n’est pas logique. On doit revenir quelques années en arrière, à l’âge où nos grands-parents mangeaient de la viande le dimanche. La consommation de viande était quelque chose d’exceptionnel, de précieux.

Et puis, si on regarde bien, qu’est-ce qui nous « manque » quand on consomme peu de viande ? A vrai dire rien. Pas de fatigue ou de manque d’énergie. On module simplement nos assiettes avec d’autres produits : des légumes + des féculents/légumineuses/céréales. Et c’est tout aussi bon et varié.

 

Gérer la consommation de sucre

Nous souhaitons consommer mieux pour la planète mais aussi mieux pour notre corps.

Ce sont quelques kilos de plus sur la balance qui nous ont poussé à nous interroger sur ce qu’on ingurgitait.

« Je ne pense pas manger trop »

« Je mange beaucoup de légumes, des fruits »

Oui. MAIS.

Réduire le sucre

Oui mais en regardant de plus près nous faisions encore quelques « craquages » essentiellement composés de sucre.

Nous avons donc entrepris de limiter notre consommation et ce n’était pas si facile à mettre en place que ça. Le sucre se cache partout : dans tous les plats préparés (par plats préparés j’entends tous les aliments modifiés que l’on n’achète pas brut), dans les gâteaux bien sûr, dans nos boissons, nos yaourts…

Allez donc faire vos courses avec cet objectif : ne pas acheté de produit contenant du sucre ajouté. C’est quasiment mission impossible. Pour réussir ce challenge il faudrait uniquement consommer des produits bruts, non transformés. Nous n’en sommes pas encore là, c’est pourquoi nous avons entrepris de se fixer une limite.

Le sucre est une vraie drogue et on baigne dedans dès le plus jeune âge. Compote de bébé, kinder pour les enfants, REM dans le café et j’en passe.

Le sucre c’est la récompense, le plaisir.

Nous avons une réelle addiction alors pour se sevrer nous avons décidé de limiter à 20 grammes de sucres par jour. Et ce chiffre n’est pas une lubie, il ne sort pas de nulle part. Nous nous basons sur les conseils de l’Organisation Mondiale de Santé qui préconise 25 grammes par jour de sucres ajoutés.

Etant donné que nous ne sommes pas encore des pros des étiquettes et que, on ne va pas se le cacher, on se laisse une marge d’erreur : nous sommes donc partis sur 20 grammes par jour, soit 4 carrés de sucre de 5 grammes.

De prime abord, cela paraît peu, je vous l’accorde. Mais au fil des semaines, on adapte vraiment ce que l’on mange. Par exemple :

  • J’ai (presque) arrêté les shots de sucre pur de type nougat, M&M’S
  • Je favorise la prise de fruits secs peu sucrés comme les amandes ou les graines de chufa (la révélation de l’année)
  • Le chéri lui a revu à la baisse sa consommation de yaourts mais SURTOUT il les choisit selon la dose de sucre qu’ils contiennent
  • On mange pas mal de fruits, pas en excès non plus car ils sont chargés en fructose qui est un sucre simple
  • On ne boit plus du tout de soda qu’on a remplacé par le perrier et les thés froids maison
  • On surveille la cuisson des pâtes pour qu’elle soit al dente
  • On garde le chocolat mais pas n’importe lequel

Au fur et à mesure, on connaît les produits qu’on a l’habitude de manger et on n’a plus besoin de vérifier systématiquement parce qu’on sait quand on est dans l’excès.

 

Acheter en quantité raisonnable

Auparavant logés dans un petit appartement coquet, on passait nos week-ends à acheter et à consommer toujours plus.

Aujourd’hui on limite. Que ce soit pour les courses ou de manière générale, le but est de ne pas amasser, entasser, stocker.

Acheter en quantité raisonnable

Et comme pour les autres points, ce n’est pas facile au départ car le fait d’acheter une troisième sorte de pâtes ou une jolie robe procure un plaisir. Mais ce plaisir est de courte durée. On se lasse vite en fait. On ne résiste pas, on achète de manière compulsive, on assouvit cette envie et puis ça va mieux car on est entouré des nouvelles choses. Le frigo et les placards sont pleins tandis que le dressing et les objets décos débordent.

Avant d’acheter maintenant on se demande VRAIMENT si on en a besoin. Pour les courses, c’est simple. Une fois le frigo et les placards quasiment vides, on part en courses avec une liste ou non mais dans l’idée d’acheter pour les jours suivants (et non plus pour le mois). Le fait d’acheter de cette manière nous pousse à consommer tout ce qu’on a acheté auparavant. La règle : on ne rachète pas si on a déjà dans le placard.

Pour le reste, la consommation plaisir, gadget, déco, habillement, ustensiles de cuisine… C’est plus dur car on cède plus facilement (remarquez que je dis « on » mais c’est bien de mon comportement d’acheteuse compulsive que je parle). On se crée le besoin d’acheter telle ou telle chose alors qu’en réalité on n’en a pas besoin.

On se demande d’abord : est-ce que j’en ai besoin ? Puis : est-ce que cet achat, cette possession va me rendre heureux ?

 

Les choses qu’on aimerait mettre en place

Trier et recycler plus

De manière générale, on trie. Le carton, le papier, le plastique, l’aluminium, le verre… Il faudrait maintenant qu’on allège notre poubelle du quotidien en enlevant les épluchures de légumes. On se penche sur la question !

Le tri ça se passe aussi ici en continuant de se désabonner à de trop nombreuses newsletters reçues et à supprimer les mails sans importance.

 

Restreindre l’achat jetable

Les matières premières et rares s’amenuisent. Le but serrait donc d’acheter plus intelligemment en permettant à des objets d’avoir plusieurs vies. Acheter d’occasion le prochain smartphone, s’habiller en friperie, préférer les serviettes hygiéniques lavables… Voici quelques idées !

 

Limiter le plastique

Comme le sucre, le plastique est partout. On le retrouve même parfois comme emballage sur les fruits et légumes… L’idéal serait de limiter l’achat de produit suremballé mais aussi de se munir de sac réutilisable pour éviter les sacs en plastique pendant les courses au marché par exemple.

 

Affirmer cette envie de consommer mieux

C’est donc en sortant de notre cocon, que nous nous sommes aperçus que nos modes de vie et de consommation avaient changé. Nous avons été choqués, parfois déçus, de voir comment nos proche, les gens qui nous entourent pouvaient vivre et consommer. Cela a eu deux effets :

  • L’un étant la volonté de poursuivre dans cette voie car c’est celle qui nous correspond aujourd’hui.
  • L’autre étant de vouloir sensibiliser nos proches à tous ces changements et, qui sait, peut-être leur permettre de faire eux-aussi des gestes pour préserver le plus longtemps possible notre planète.

 

On a changé, on peut changer.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Revenir en haut de page